Impossible de nier l’évidence : la formation en apprentissage s’est imposée comme un pilier discret mais robuste dans le paysage de l’alternance. Mode d’accès privilégié à la vie active, elle s’adresse aux jeunes munis du Bac et séduit de plus en plus d’organismes de formation. À travers ce dispositif, chacun peut viser une qualification professionnelle, que ce soit du côté du secondaire ou du supérieur.
Comment souscrire à un contrat d’apprentissage ?
Avant toute démarche, il faut connaître les conditions d’âge pour accéder à un contrat d’apprentissage. Seuls certains profils peuvent dépasser la barre des 29 ans révolus : personnes en situation de handicap, porteurs d’un projet de création d’entreprise, sportifs de haut niveau ou encore apprentis préparant un diplôme spécifique. Le contrat d’apprentissage ouvre la voie vers un diplôme d’État ou un titre professionnel reconnu. Parmi les acteurs du secteur, Formaposte figure en bonne place, offrant la formation en apprentissage aux futurs collaborateurs du Groupe La Poste.
Ce contrat s’étale généralement sur une période de 6 mois à 3 ans. Une durée qui peut s’allonger jusqu’à 4 ans, notamment pour les travailleurs en situation de handicap. L’apprenti passe environ un quart de son temps en formation. Statut de salarié à la clé, rémunération à la hauteur de l’âge et du renouvellement de contrat : le salaire s’appuie sur un pourcentage du SMIC (1 521,22 € brut pour 35 heures, au 1er janvier 2019), et progresse avec l’expérience.
Les modifications suite à la réforme de la formation en apprentissage
Depuis la loi de septembre 2018, le paysage de la formation en alternance a changé de visage. Désormais, la formation en apprentissage n’est plus réservée à un cercle restreint : elle s’ouvre largement. Les avantages se multiplient, à commencer par une rémunération revalorisée dès la première année, dans certains secteurs comme le bâtiment, un apprenti peut toucher 40% du SMIC. La réforme facilite aussi la mobilité internationale pour les diplômés et rend la rupture de contrat moins contraignante.
Les salariés en CDI disposent dorénavant de la liberté d’accéder à tous les dispositifs de promotion ou de reconversion par alternance. Ce cadre leur donne la main sur leur trajectoire professionnelle : évoluer dans leur poste ou choisir une nouvelle voie, sans perdre les repères de l’emploi.
Les avantages de la formation en apprentissage pour les entreprises et les apprentis
Regardons de près pourquoi la formation en alternance séduit tant côté entreprise. Elle permet de façonner une relève sur-mesure, adaptée aux exigences du métier et de la branche. Le recrutement se fait ainsi de manière économique et efficace, avec des collaborateurs formés dès le début aux réalités du secteur. Les entreprises participent activement à la formation professionnelle continue, dès l’arrivée du jeune dans la structure.
Pour les apprentis, le bénéfice est immédiat : immersion dans le monde du travail, accompagnement par un tuteur expérimenté qui veille autant à la progression technique qu’à l’intégration dans le métier. Une expérience professionnelle solide, mise en avant sur le CV, qui pèse dans la balance lors des candidatures futures.
Au fond, chacun y trouve son compte : d’un côté, l’apprenti engrange des compétences concrètes ; de l’autre, l’entreprise bénéficie rapidement d’un salarié opérationnel, formé à ses méthodes.
La réforme facilite aussi l’adoption ou l’amélioration de dispositifs existants, offrant des solutions concrètes à celles et ceux qui souhaitent saisir cette opportunité.
Les différents niveaux de formation accessibles par l’apprentissage et les diplômes obtenus
L’apprentissage couvre un large spectre de formation professionnelle. Du CAP au diplôme d’ingénieur, en passant par le BTS, il permet à chacun de progresser, que ce soit dans une école spécialisée ou directement en entreprise.
Le Certificat d’Aptitude Professionnelle (CAP), accessible dès la sortie du collège, ouvre la porte à de nombreux métiers : pâtissier, coiffeur, boulanger, mécanicien… Autant de parcours concrets qui s’appuient sur un solide socle technique.
Le BTS, également proposé via l’apprentissage dans plusieurs filières, équivaut à un niveau III. Il prépare à des fonctions variées, du tourisme à la comptabilité, en passant par la gestion ou l’informatique.
Les formations plus longues ne sont pas en reste : Diplômes Universitaires Technologiques (DUT), Licences professionnelles, voire Master 2, s’obtiennent aussi par la voie de l’alternance. Cette formule est d’ailleurs particulièrement appréciée des employeurs, qui saluent l’équilibre entre théorie et expérience pratique.
Tout au long de leur parcours, les apprentis accumulent une expérience pratique précieuse, acquise sur le terrain, qui pèse lourd lors de la recherche d’un premier emploi.
Choisir l’apprentissage, c’est miser sur une formation reconnue, adaptée à de nombreux secteurs, et ouvrir la porte à de solides opportunités d’emploi. Pour qui cherche à apprendre un métier et à s’intégrer durablement dans la vie active, le chemin est tout tracé.


