Exigences incontournables pour suivre une formation de chauffeur VTC en France

Le secteur des Véhicules de Tourisme avec Chauffeur a connu une croissance rapide ces dernières années. De plus en plus de personnes aspirent à devenir chauffeurs de VTC en raison des nombreux avantages qu’apporte cette profession, dont une grande flexibilité et une bonne rentabilité. Mais pour exercer cette activité en France, il faut respecter certaines exigences et suivre une formation spécifique. Voici les étapes à suivre impérativement pour pouvoir s’inscrire à une formation et devenir chauffeur de VTC agréé.

Obtenir la carte professionnelle de VTC

Avant même de songer à intégrer un centre de formation VTC agréé près de chez soi, la première démarche incontournable consiste à demander la carte professionnelle auprès de la préfecture. Ce document ouvre la porte à l’exercice légal du métier ; sans lui, impossible de débuter une carrière de chauffeur VTC. Pour décrocher cette carte, plusieurs conditions sont à réunir :

  • Posséder le permis B depuis au moins trois ans
  • Présenter un casier judiciaire vierge (bulletin n°2)
  • Remplir les critères d’aptitude médicale
  • Fournir une attestation d’aptitude physique délivrée par un médecin agréé

Suivre une formation spécifique

Une fois la carte professionnelle en main, la prochaine étape est d’intégrer une formation dédiée aux chauffeurs VTC, passage obligé pour exercer en toute légitimité. Ce parcours vise à transmettre les compétences et réflexes propres à cette activité, avec une approche résolument professionnelle. Le programme, qui s’étend sur 250 heures, s’articule autour de plusieurs modules majeurs :

  • Les textes qui encadrent le secteur VTC
  • La gestion quotidienne et la création d’une entreprise VTC
  • Les règles de sécurité routière et la conduite économe
  • Les bases de la communication et la relation client
  • Des notions indispensables de secourisme

Il existe des organismes agréés par l’État qui dispensent ces formations, qu’ils soient en présentiel ou à distance. Le choix du centre ne se limite pas à la proximité géographique : qualité de l’accompagnement, disponibilité d’un coaching personnalisé ou flexibilité des horaires font souvent la différence. Certains établissements proposent, par exemple, un suivi individuel et des simulations d’examen, permettant à chacun d’avancer à son rythme et de se préparer efficacement aux exigences du métier.

Obtenir l’attestation de formation VTC

À la fin de la formation, chaque candidat doit se confronter à un examen. La première phase, théorique, interroge sur la réglementation, la sécurité routière et la connaissance du secteur. Ensuite, place à la pratique : il s’agit de démontrer ses aptitudes de conduite et sa maîtrise des protocoles de sécurité. Seuls les candidats qui franchissent ces deux étapes repartent avec l’attestation de formation en poche. Ce document indispensable permet alors de s’inscrire au registre des VTC, dernier rempart administratif avant de démarrer l’activité.

Les autres obligations du métier de chauffeur de VTC

Exercer en tant que chauffeur VTC, c’est aussi respecter un certain nombre de règles, au-delà de la formation et des examens. Voici les points à surveiller au quotidien :

  • Afficher sa carte professionnelle à l’intérieur du véhicule
  • Rouler avec une voiture de moins de six ans
  • Souscrire une assurance adaptée à l’activité professionnelle
  • Respecter les règles du code de la route et les temps de repos réglementaires

Devenir chauffeur VTC ne se résume pas à obtenir une carte ou passer un examen. C’est un engagement sur la durée, un choix qui réclame rigueur, adaptabilité et sens du service. Ceux qui s’y lancent trouvent parfois bien plus qu’un métier : une liberté nouvelle, mais aussi une responsabilité, chaque jour renouvelée, envers leurs passagers et la société.

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